Description :
Nombre de pièces : 1 000 pièces
Aquarelle sur papier de Raoul Dufy : Paris.
Boîte carton de format 33,5 x 23 x 4,5 cm
Format final du puzzle : 68 x 48 cm
Raoul Dufy (1877-1953)
Artiste majeur du XXe siècle, Dufy est reconnu pour son style coloré et lumineux. Né au Havre, il débute sa formation artistique en 1893 à l’École municipale des Beaux-Arts, où il rencontre Othon Friesz. En 1900, il intègre l’École des Beaux-Arts de Paris, étudiant sous la tutelle de Léon Bonnat.
Dès 1904, influencé par Matisse et son ami Albert Marquet, il adopte les couleurs vives du fauvisme. En 1908, Cézanne l’oriente vers des formes plus structurées. En 1910, il illustre le Bestiaire d’Apollinaire, amorçant sa carrière dans le textile. Il collabore alors avec des maisons de couture, créant des motifs inspirés de la nature.
Après la Première Guerre mondiale, son style devient plus libre. En 1926, observant une fillette courant, il comprend que la couleur précède la forme : il dissocie alors dessin et couleur. Dufy travaille aussi la céramique et la tapisserie, réalisant notamment des cartons pour la Manufacture de Beauvais et des décors de théâtre.
Voyageur, il puise ses inspirations en Europe et au Maghreb. Il s’éteint à Forcalquier en 1953. Son œuvre, joyeuse et lumineuse, reste emblématique de la modernité française.
Paris
Cette aquarelle sur papier de 1936 offre une célébration flamboyante de Paris, saisie depuis les hauteurs dans une composition qui embrasse la ville tout entière d'un seul regard. La perspective aérienne permet de réunir en une seule image plusieurs quartiers emblématiques de la capitale, sans souci d'unité de point de vue ni d'échelle réaliste — une façon toute picturale de restituer l'esprit plus que la géographie exacte de Paris.
La Tour Eiffel, pavillon tricolore flottant à son sommet, domine le premier plan à droite et ancre immédiatement l'image dans son décor parisien. Elle surplombe la Seine, ses ponts, et les dômes environnants — dont celui, doré, des Invalides— tandis qu'à gauche se déploient le Champ-de-Mars, des jardins à la française, et des enfilades de toits et de façades haussmanniennes esquissés en camaïeux orangés, jaunes et bleus.
Le ciel, très présent, réunit dans un même espace un soleil, un arc-en-ciel, un nuage d'orage et des nuées cotonneuses, comme pour condenser toutes les lumières de Paris en un seul instant. La touche rapide et calligraphique, avec ses aplats de couleur pure débordant des contours à l'encre, confère à la ville une légèreté et une vivacité toutes particulières.
L'ensemble compose ainsi un véritable « portrait de Paris » — joyeux, foisonnant et immédiatement reconnaissable — où chaque monument, chaque pont et chaque frondaison participe à évoquer l'atmosphère unique de la capitale française.

