Description :
- Nombre de pièces : 1 000 pièces
- Affiche de Constant-Duval : Vallon d'Autoire
- Boîte carton de format 33,5 x 23 x 4,5 cm
- Format final du puzzle : 68 x 48 cm
Constant-Duval (1877-1956)
Fils de tonnelier, Constant Léon Duval dit Constant-Duval passe ses jeunes années à Champlay dans l’Yonne puis monte s’installer avec son père en banlieue parisienne dans les années 1890.
Élève du peintre Antoine Guillemet (1843-1918) intime des impressionnistes, Constant-Duval mène simultanément une carrière d’artiste-peintre, de professeur de dessin et d’affichiste. Il commence à exposer publiquement en 1904, et obtient rapidement plusieurs récompenses lors de ses multiples participations aux expositions, devenant ensuite un membre actif de diverses sociétés de Beaux-Arts. L’État fera l’acquisition de certains de ses tableaux.
Devant son talent de paysagiste, les compagnies de chemins de fer le sollicitent pour réaliser leurs affiches publicitaires dont il devient rapidement le spécialiste incontournable. C’est pour cette partie de son œuvre qu’il est particulièrement reconnu aujourd’hui.
Le cirque d’Autoire
Le Vallon d’Autoire se découvre comme une œuvre façonnée par le temps. Les falaises calcaires dressent un vaste amphithéâtre minéral, sculpté avec une précision presque théâtrale. Elles encerclent le paysage comme un décor naturel, monumental et silencieux, où la lumière glisse sur la pierre blonde et en révèle les reliefs.
Au creux de cette architecture sauvage, la cascade trace sa ligne vive. Elle chute d’un geste vertical, pareille à un pinceau d’eau qui anime la toile immobile des parois. Selon la saison, elle murmure ou rugit, mais toujours elle donne le rythme : un battement clair dans l’écrin rocheux.
Le sentier qui y mène agit comme une entrée en scène. À mesure que l’on avance, les sons se modifient, l’air devient plus frais, les feuillages encadrent la perspective. Puis soudain, la composition se dévoile : le cirque, la chute d’eau, la végétation suspendue aux falaises. Tout semble dialoguer — la verticalité des roches, la fluidité de l’eau, la douceur des prairies.
En contrebas, le village d’Autoire prolonge cette harmonie. Ses maisons de pierre répondent aux falaises, comme si l’homme avait appris à bâtir en écho à la nature. Ce lieu proche de Saint-Céré, Padirac et Rocamadour n’est pas seulement un paysage : c’est une scène vivante où la lumière, la matière et le mouvement composent un tableau sans cesse renouvelé.
